jeudi 28 juin 2012

Ամենայն Հայոց Կաթողիկոսի Հովվապետական այցը Ֆրանսիա


Հունիսի 28-ից հուլիսի 4-ը Ն.Ս.Օ.Տ.Տ. Գարեգին Բ Ծայրագույն Պատրիարք և Ամենայն Հայոց Կաթողիկոսը հովվապետական այցով կլինի Ֆրանսիայի հայոց թեմում` Մարսելում, ուր կհանդիսապետի Սրբոց Թարգմանչաց եկեղեցու օծման 80-ամյակին նվիրված միջոցառումները:
Այցի շրջանակներում Մարսելում Նորին Սրբությունը կմասնակցի նաև Հայ Առաքելական եկեղեցու եվրոպական համագումարին, կունենա պաշտոնական հանդիպումներ քաղաքային իշխանությունների, ինչպես նաև Ֆրանսիայի թեմական և համայնքային կառույցների ներկայացուցիչների հետ:                       
Նորին Սրբությանն ուղեկցելու են գավազանակիր Տ. Անանիա աբեղա Ծատուրյանը, կաթողիկոսական գրասենյակի քարտուղարներ Տ. Խորեն քահանա Կիրակոսյանը, Տ. Ադամ քահանա Մակարյանը և պրոֆեսոր Դավիթ Մուրադյանը:

Sa Sainteté KAREKINE II en visite à Marseille


80e anniversaire de la Cathédrale apostolique de Marseille
Sa sainteté Karekine II en visite à Marseille



Dans le cadre du 80e anniversaire de la consécration de la Cathédrale des Saints Traducteurs et des Assises européennes de l’Église apostolique arménienne, Sa Sainteté KAREKINE II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens , sera en visite à Marseille du 28 juin au 1er juillet.
À cette occasion, plusieurs dignitaires et délégations seront présents : 
- Monseigneur Norvan ZAKARIAN, primat du diocèse de France
- Monseigneur Karekine BEKDJIAN, primat du diocèse d’Allemagne
- Monseigneur Vahan HOVHANISSYAN, primat du diocèse du Royaume-Uni
- Monseigneur Datev HAGOPIAN, primat du diocèse de Roumanie
- Monseigneur Daron GEREJIAN, ancien vicaire général du Midi de la France
- Révérend Père Mesrop BARSAMIAN, délégué pour la Suisse
- Révérend Père Zadik AVEDIKIAN, vicaire général pour le Benelux
- Révérend Père Sasoon ZUMROOKHDIAN, vicaire général pour l’Espagne et le Portugal
- Révérend Père Arène SHAHEENIAN, vicaire général pour l’Italie,

ainsi que les délégations de jeunes, venues d’Europe et d’autres villes de France, pour une rencontre du Mouvement de la Jeunesse apostolique arménienne (MJAA).
Seront également présents :
- Son Excellence Viguen TCHITECHIAN, ambassadeur d’Arménie en France
- Monsieur le consul général d’Arménie à Marseille, Vartan SIRMAKES.

L’accueil de Sa Sainteté KARÉKINE II se déroulera le jeudi 28 juin à 19h en la Cathédrale arménienne de Marseille avec l’ensemble des autorités religieuses de la ville. La cérémonie officielle d’ouverture des Assises européennes de l’Église apostolique arménienne se déroulera le vendredi 29 juin à 10h au Centre culturel Sahak-Mesrop.
Le vendredi 29 juin à 20h30, un concert sera donné, en l’honneur de Sa Sainteté, en l’abbaye Saint-Victor avec les ensembles Sassoun (Jeunesse Arménienne de France), Khégham Bagdassarian, et le Choeur arménien de Marseille Sahak-Mesrop.
Cette visite se clôturera par la Sainte Messe solennelle, célébrée à l’occasion du 80e anniversaire de la consécration de la Cathédrale arménienne apostolique de Marseille par Sa Sainteté Karekine II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens , le dimanche 1er juillet en la Cathédrale, suivie dès 13h d’une réception officielle.

NAM

lundi 25 juin 2012

L’ordination


« L’ordre » (ou Ordination) est le sacrement par lequel tout religieux se consacre au service de l’Eglise. Après son ordination, tout religieux a donc pour mission de proclamer le saint l'Evangile et de dispenser les sacrements, en un mot, d’offrir le Salut à son prochain par l’intermédiaire du Christ, après avoir appelé le peuple des fidèles à la confession et au repentir et demandé au Seigneur la rémission de ses péchés. Ce sacrement a été institué par le Christ lui-même, après qu’il ait choisi ses disciples et qu’il leur ait conféré l’autorité dans son Eglise (saint Luc. 24,50-51).

Cette autorité reconnue aux apôtres, en grec les « messagers» ou « envoyés », les autorisait à consacrer les diacres (Actes 6,5-6) par la prière et l'imposition des mains. Ils guérissaient aussi les malades (Actes 28:8-9). Par l’invocation de l'Esprit Saint, les apôtres ont ensuit transmis ces pouvoirs à leurs disciples. Ces mêmes pouvoirs sont depuis les temps apostoliques conférés aux ecclésiastiques par le biais de l’ordination sacerdotale. C’est ainsi que s’est progressivement formée et organisée la hiérarchie ecclésiale tout au long de l’histoire.

La hiérarchie de l'Église Arménienne compte aujourd’hui neuf degrés :

1. Le sacristain ou portier,
2. Le lecteur,
3. L'exorciste,
4. L’acolyte,
5. Le sous-diacre,
6. Le diacre,
7. Le prêtre,
8. L'évêque,
9. Le Catholicos.

1/ Les quatre ordres dits "mineurs" :

1. Le sacristain ou portier auquel l'évêque remet les clefs de l'église. Il reçoit autorité « pour ouvrir et fermer la maison de Dieu ». Ce degré est conféré par l'évêque lors d’une cérémonie qui se déroule au dehors de l'église.

2. Le lecteur, reçoit autorité pour lire à l'assemblée des fidèles les Ecritures Saintes. Cette autorité ne peut être accordée qu’à un adulte. La liturgie de consécration du lecteur à lieu dans l'église

3. L'exorciste, auquel l'évêque remet le bréviaire (Jamakirk), reçoit autorité pour imposer les mains, prier pour les malades et prononcer le renoncement aux œuvres du Malin (par exemple, lors du sacrement de mariage, du baptême ou lors du Saint Sacrifice). La dédicace de l‘impétrant a lieu au centre de l’église.

4. L’acolyte, auquel l'évêque remet un chandelier et une burette de vin vide, reçoit autorité pour servir le célébrant lors du Saint Sacrifice. La dédicace est exécutée dans le chœur de l'église.

2/ Un ordre intermédiaire:

5. Le sous-diacre auquel l'évêque remet l'étole sur l'avant-bras gauche, le calice vide et la patène, ainsi que le corporal et le missel, reçoit autorité pour lire les saints Ecritures. La dédicace a lieu devant l’autel de d'église, au pied du Bema.

3/ Le diaconat:

6. Le diacre, auquel l'évêque remet la grande étole et l'encensoir, reçoit autorité pour lire publiquement le saint Evangile et encenser l’autel pendant le saint mystère de la divine liturgie. Lors de la « Grande Entrée », il transporte les saintes espèces, le pain et le vin, depuis la table de la prothèse jusqu’à l’autel pour les remettre au célébrant. Le diacre peut accéder au rang de protodiacre (archidiacre), qui n'est pas un ordre mais une dignité. Le diaconat est aussi souvent une étape intermédiaire vers la prêtrise. Tout récemment, il a été décidé de réhabiliter le diaconat féminin et de le promouvoir dans les diocèses d’Arménie.

4/ Les ordres majeurs

7. La prêtrise. Le clergé se divise en deux  catégories : le « clergé régulier » qui est célibataire, et le « clergé séculier » composé d’homme mariés qui doivent obligatoirement être pères de famille avant d’être ordonnés.

Les attributions du « clergé séculier » embrassent tout ce qui a rapport à la direction spirituelle des âmes. Ce clergé marié administre les sacrements et assume le service quotidien des offices. Il doit aussi s’occuper de l’assistance des malades et des pauvres.

En cas de vacance d’un siège épiscopal, un prêtre marié peut administrer un diocèse ou un vicariat, mais il ne peut pas être élevé à l’épiscopat, à moins de rejoindre les rangs du clergé célibataire, à la mort de son épouse, ou en cas d’annulation de leur mariage.

Le clergé célibataire est traditionnellement formé dans les monastères. Cette partie du clergé comprend les hiéromoines (Apegha), les archimandrites (vartabed), les Docteurs suprêmes (Dzayrakouyn vartabed), les évêques « yébiskobos ». Les archevêques (arkyébiskobos), les patriarches (Badriark), et les Catholicos (Gathoghigos) sont obligatoirement issus de cette partie du clergé. Les hiéromoines, à la fois prêtres et moines, doivent être âgés d’au moins vingt-deux ans pour être ordonnés. Ils revêtent alors l’habit monastique (skem) et portent une coiffe noire appelée « véghar », signe distinctif du clergé célibataire. Cette coiffe en forme de capuchon matérialise leur retrait du monde. Initialement fait de deux pans d’une simple toile noire, aujourd’hui le plus souvent de moire, ce capuchon doit descendre sur leurs yeux, couvrir leurs oreilles pour arriver jusque sur les reins. Ainsi le moine signifie qu’il renonce à une écoute et à une vision sans filtre du monde.

L’archimandrite ou Docteur n'est pas un degré particulier dans la hiérarchie ecclésiale mais constitue une distinction, un degré « académique ». La vocation première de l'archimandrite est d’étudier et d’interpréter les saintes Ecritures, de prêcher et d’enseigner, de commenter et d’expliciter la confession de foi de l'Église, les rites, et les règles et de veiller à la préservation de l’orthodoxie de l’enseignement de l'Église. Ce grade de « Docteur » autorise son détenteur à prêcher en publique. Le signe de cette autorité est la crosse doctorale sur laquelle il s’appuie durant sa prédication (vartabedagan kavazan) ; celle-ci est toujours surmontée d’un motif représentant deux ou quatre serpents enroulés, les têtes écartées, s’affrontant.

Les deux degrés du « Doctorat » en usage dans l’Eglise arménienne correspondaient très exactement aux grades de « licencié » et de « docteur » en théologie tels qui étaient conférés au Moyen-Age dans les universités européennes. Ce titre de « vartabed » ou « Docteur en théologie », est directement inspiré de la tradition hébraïque de l’Ancien Testament comme l’attestent les appellations de « Rappi » ou de « Rappouni » (Rabbins), voire de « Rappounabed » (Chef des Rabbins) en usage durant le Moyen Age arménien. Aujourd’hui encore, ce titre de « vartabed » est toujours strictement réservé aux religieux hommes. Au 20ème siècle, il avait progressivement perdu son caractère académique pour devenir, la plupart du temps, une simple distinction honorifique conférée à un prêtre en raison de son action, ou plus simplement, du fait de son âge. Depuis une dizaine d’année, nous assistons à un retour à la vocation première de ce titre et nombre de jeunes « vartabeds » formés à l’Académie de Théologie Kévork IV d’Etchmiadzine sont dans le même temps titulaires de doctorats en Théologie acquis en Arménie ou à l’étranger, dans de prestigieuses universités occidentales.

Après le génocide de 1915, du fait de l’extermination quasi totale du clergé arménien, les rares moines demeurés en vie quittent leurs monastères pour assurer le service des paroisses. C’est en raison de la nouvelle définition de ces fonctions  que les membres du clergé célibataire ne sont plus astreints aux règles de la vie monastique, ni à l’obligation de résider dans les monastères.

8. L'évêque est  le degré supérieur de l’hiérarchie de l’Eglise : « l'évêque surveille  l'Église » (Tite 1:8-9). « Successeur des Apôtres », Il est le chef et l’administrateur de son diocèse, avec compétence complète pour les affaires et les fonctions qui le concernent. Sa compétence est absolue sur le clergé en matière de discipline. Selon les canons de l’Eglise arménienne, il a autorité pour demander au Catholicos la suspension d’un prêtre, sa révocation, ou sa réduction à l’état laïc. Dans l’Eglise des premiers siècles, tout évêque avait le pouvoir de réduire à l’état laïc un prêtre jugé indigne.

Il juge en conseil les affaires de mariage avec cette restriction qu’il n’a pas le droit de prononcer les annulations. Après instruction de la demande d’annulation, il transmet le dossier au Conseil Spirituel Suprême présidé par le Catholicos.

L'évêque, peut, comme tout prêtre, dispenser tous les sacrements et aussi le « sacrement de l’ordre ». Il a donc autorité pour ordonner des diacres et des prêtres, consacrer des églises et des images pour les églises de son diocèse. La consécration du saint Chrême (Myron) est la prérogative du Catholicos. Celle-ci a lieu à Saint Etchmiadzine, tous les sept ans. Mais cet intervalle de temps peut ne pas être respecté pour diverses raisons (situation politique nouvelle, guerre, élection d’un nouveau Catholicos, manque de Myron dans les diocèses).

L'archevêque et le Patriarche sont « évêques » selon l’ordination et l’onction qu’ils ont reçues, mais ils ont diverses responsabilités administratives. Le préfixe grec « Archi », en arménien « ark », signifie « grand ». Cela implique que plusieurs évêques sont soumis à sa juridiction. De nos jours, « l'archiépiscopat »  est devenu un titre honorifique, accordé par une bulle catholicossale.

« Patriarche » est un mot grec que l’on peut traduire par «aïeul». Dans l'Église Arménienne, ce titre est réservé aux archevêques élus aux sièges épiscopaux  de Jérusalem et de Constantinople. C’est aussi une des fonctions et une partie de la titulature du Catholicos de Tous les Arméniens qui est seul qualifié de « Patriarche suprême » (Dzayrakouyn badriark).

9. Catholicos signifie «Tête de tous ». Il est le garant de l’orthodoxie de la confession de foi, des rites, des canons et de la Tradition de notre sainte Eglise. Le Catholicos est, après le Christ qui est sa tête, le premier responsable de l'Église Arménienne. Pour cette raison, il est aussi appelé « chef des prêtres » (kahanayabed) et «chef des évêques » (yébiskobosabed). Le Catholicos ordonne et consacre les évêques et le saint chrême. C’est avec sa bénédiction et  conformément à ses décisions que sont traitées les affaires coutantes en matière administrative et spirituelle (Exemple : il a, seul, le pouvoir de valider une annulation de mariage). Pour l’aider dans la prise de décision, le Catholicos consulte régulièrement le Conseil Spirituel Suprême (Kérakouyn Hokévor khorhourt), héritier du Saint Synode d’Etchmiadzine aboli en 1917. Pour les affaires les plus importantes touchant aux fondements théologiques ou ecclésiologiques de l’Eglise arménienne, l’autorité suprême demeure le Concile national appelé en arménien « Azkayin yéguéghétsagan joghov » (Assemblée nationale ecclésiale) qui est aussi réuni en cas de vacance du siège patriarcal pour l’élection du nouveau Catholicos.

Hovnan Mantagouni, l’un des Pères de l’Eglise arménienne, affirmait « le Prêtre est l'ange de Dieu. En l’oubliant, il pèche contre Dieu qui l’a ordonné et par l’autorité duquel il célèbre le sacrement de la Divine liturgie et celui  du baptême. Même si il  est indigne des sacrements (qu’il dispense), cependant, pour le salut des hommes, Dieu n'entrave pas les bontés de l'Esprit Saint … il pourvoira par le biais du prêtre indigne à tout ce qui est nécessaire pour notre salut… Aussi, si tu communies saintement au saint sacrement, la souillure du prêtre indigne ne t’atteindra pas. A l’inverse, si quelqu'un d’indigne s’approche  du saint Sacrement, la sainteté du prêtre ne lui sera d’aucun secours. Mais si tu constates que les dons de l'Esprit Saint ne descendent pas à la Liturgie par l’intermédiaire du prêtre indigne, et si Dieu n'agit pas à travers lui, rappelle toi que tu violes le rite de l'Église et l'essence même de la foi chrétienne. Donc, si pour toi  la liturgie n'est pas liturgie, si l’ordination n'est pas ordination, et si le rite est sans signification, ton espérance en tant que chrétien n’est alors que le fruit de la superstition, car nous sommes tous emplis de péchés ».

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L’EUCHARISTIE


Or, tandis qu’ils mangeaient encore,
Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à
Ses disciples en disant : «  Prenez et mangez, ceci est
Mon corps »
Puis, prenant une coupe, Il rendit grâces
et la leur donna en disant : « Buvez-en tous ; car ceci est
Mon sang, le sang de la nouvelle alliance,
qui est versé pour une multitude en rémission des péchés. »
(Mt 26,26-29)


Dieu aime beaucoup plus Ses fils que la mère son enfant. « Une femme oublie-t-elle son enfant, cesse-t-elle d’aimer le fruit de ses entrailles ? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, Moi, Je ne t’oublierai jamais. », dit le Seigneur ( Is 49,15).
Nous voyons comment la mère soucieuse de la santé de son enfant l’allaite, c’est à dire le nourrit de son corps et de son sang. Combien plus le Sauveur du monde, Jésus Christ, nourrit de Son corps et de Son sang ceux qui croient en Lui, les enfants nés de Son esprit. Cette nourriture céleste offre à l’homme la santé éternelle, ainsi que l’explique l’apôtre Pierre : « Comme des enfants nouveaux-nés désirez le lait spirituel non frelaté, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut, si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est excellent. » (I P 2,2-3)
Le Christ dit : « En vérité, en vérité, Je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez Son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Qui mange Ma chair et boit Mon sang a la vie éternelle, et Je le ressusciterai au dernier jour. Car Ma chair est la nourriture véritable et Mon sang est la boisson véritable. » (Jn 6,54-55)
Les paroles de Jésus semblent abruptes au premier abord, et, comme en témoigne l’Evangile (Jn 6,53-63), beaucoup qui n’en saisirent pas le sens réel, en ont été effectivement scandalisés et se sont alors éloignés de Lui. Réfléchissons cependant un instant : pourquoi le Christ est-Il venu dans le monde, sinon dans le but de donner Sa vie pour le monde ? Par quoi le monde est-il sauvé, sinon par le sacrifice du Christ ? Et donc, comment pourrions-nous suivre le Christ sans devenir participants au sacrifice qu’Il a accompli ?
Le Christ nous enseigne que le pain de la vie quotidienne agit sur nous en nous procurant seulement la vie physique et corporelle, tandis que le pain spirituel ne procure pas seulement la vie physique, mais aussi la vie spirituelle, nous offrant la vie éternelle. Et si le baptême est la naissance spirituelle, la sainte et divine liturgie est nourriture spirituelle par le sacrement de l’Eucharistie.
Souvent l’on aime exprimer l’amour mutuel qui nous unit par des rencontres où la riche nourriture partagée et parfois les présents échangés en deviennent le signe manifeste. Jésus nous a davantage aimés : Il nous a tant aimés qu’Il nous a même donné en nourriture Son corps et Son sang, qui sont pour nous la source de la vie éternelle.
Tout au long de Sa prédication, Jésus a exprimé à diverses reprises qu’Il est la seule nourriture et boisson véritables (Jn 6,32-35). Il a inscrit de façon profonde ces paroles au cours de la dernière Cène, le dernier repas pascal qu’Il partagea avec ses disciples.
Jésus, assis autour de la table avec ses apôtres, prit du pain azyme, le bénit, le leur donna et dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Ensuite, Il prit la coupe remplie de vin pur, sans mélange, Il rendit grâces, la donna à ses disciples en disant : « Buvez-en tous, car ceci est Mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour la multitude, en rémission des péchés. » Puis Il ajouta : « Faites ceci en mémoire de moi. » (Mt 26,26-29 ; Lc 22,19-20)
Etabli par Jésus Christ au cours du dernier repas, le sacrement de l’Eucharistie nous a rapprochés de Dieu de façon inénarrable, alors que nous sommes plongés dans la vie terrestre. En communiant, Il nous devient très proche, et nous Le recevons de manière palpable dans notre personne.
Il y a seulement un péché : ne pas désirer Dieu et rester séparés ou éloignés de Lui ; et il n’y a qu’une douleur : ne pas posséder la pureté et la sainteté, et ne pas connaître l’union avec le seul Saint. Cet empêchement fut levé au cours du dernier repas.
La communion est ce moment important de notre vie, où nous nous approchons et touchons Dieu. Non, nous ne Le voyons, ni nous ne Le touchons de nos mains, mais c’est par nos lèvres que nous Le recevons en nous. En Le  ressentant à l’intérieur de tout notre être, simultanément nous Le voyons, nous Le touchons, et nous vivons de Son amour.

COMMENT COMMUNIIER ?
Ressentant parfois la nécessité de la communion, nous n’attachons cependant pas assez d’importance à notre préparation, ce cheminement intérieur indispensable que nous nous devons d’accomplir afin de nous approcher de ce saint sacrement.
La première condition imposée par l’Eglise, c’est d’être baptisé, et de confesser la juste doctrine de l’Eglise.
La confession de foi est essentielle, car sans la connaissance qu’elle confère, nous ne pouvons reconnaître que nous n’absorbons pas seulement du pain et du vin ordinaire, mais le corps et le sang du Christ. C’est pour cette raison qu’est répété au cours de la communion ce bref passage de la confession de foi :
« Dites : j’ai péché devant Dieu. Nous croyons au Père Saint, Dieu véritable, nous croyons au Fils Saint, Dieu véritable, nous croyons à l’Esprit Saint, Dieu véritable. Ceci est le corps et le sang vivants et vivificateurs de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, pour l’expiation et la rémission de nos péchés. Nous le confessons et le croyons. »
La deuxième condition pour recevoir la communion est la propreté spirituelle. L’apôtre Paul nous adresse à ce propos cette exhortation : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur indignement, se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s’éprouve soi-même, avant de manger ce pain et de boire cette coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation. Voilà pourquoi il y a parmi vous tant de malades et d’infirmes et qu’un certain nombre sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ; mais le Seigneur nous juge pour nous corriger, pour que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. » (1Co11,27-32)
Lorsque nous recevons un invité chez nous, nous avons auparavant nettoyé partout notre maison afin qu’elle soit bien propre. Quand nous recevons Dieu au fond de notre être, il nous est encore plus indispensable d’être très propres, non seulement dans notre corps, mais surtout en notre âme. Voilà pourquoi, il nous faut nous examiner  avant la communion, et regretter nos fautes, les confesser devant Dieu et l’un de Ses serviteurs, le prêtre. Ce jour-là, il convient aussi d’être propres physiquement. Ainsi, il nous est ordonné de ne consommer aucune nourriture le jour de la communion, avant de la recevoir.
Parfois, le sentiment de notre indignité est si fort qu’il nous retient de nous approcher de Dieu. Ou, au contraire, nous nous approchons de ce saint mystère sans nous examiner. Ces deux approches sont trompeuses et néfastes. Le Catholicos Jean Mantakouni nous donne l’explication suivante : « Lorsque ton esprit ne témoigne pas en  faveur de ta sainteté, alors il est clair que ce n’est pas par la volonté de Dieu que tu t’approches du saint mystère, ainsi que le dit l’apôtre Paul : «  La volonté de Dieu réside en ceci : le témoignage de notre esprit », et si ton esprit témoigne en faveur de ta sainteté, alors c’est par la volonté de Dieu que tu t’en approches, et si ta conscience t’accuse, sache que tu en sortiras condamné, que tu seras jugé plus criminel que tous les criminels, car ceci est un crime plus grave que le mal commis par les criminels sanguinaires. L’homme qui tue un homme  est appelé homicide, et celui qui communie indignement au corps du Seigneur est appelé déicide, car il crucifie à nouveau le Christ. »
La signification, l’essence et la joie de la vie ne se trouvent pas dans la nourriture, mais dans la communion avec Dieu. Nous devons nous approcher de ce saint sacrement dans cette disposition d’esprit. Pour que notre rapprochement à Dieu soit plus réel, retenons ces éléments importants grâce auxquels il nous est permis de communier.
D’abord :
1. Il est indispensable d’être baptisé, et de confesser la juste foi de l’Eglise.
2. Le jour de la communion, il est interdit de consommer de la nourriture avant la communion.
3. Il est vivement conseillé de procéder à l’examen de sa conscience avant ce moment de proximité avec Dieu, et même avant la Célébration Eucharistique, afin d’être en mesure de juger en pleine connaissance de notre dignité à recevoir ce sacrement, ou non.
4. Recevoir le sacrement sans avoir procédé à l’examen de sa conscience n’est jamais justifié.
5. La meilleure façon de restaurer le lien rompu entre Dieu et l’homme est la communion. En conséquence, nous devons nous repentir et connaître une vive douleur pour les péchés que nous avons commis, et procéder à la confession des péchés.

La voix du Christ retentit à chaque communion:
«  Je suis nourriture pour toi, mais non pour que tu me transformes en ton semblable, mais pour que tu deviennes semblable à moi. »

ՀԱՂՈՐԴՈՒԹԻՒՆ


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LA CHRISMATION


Celui qui nous affermit avec vous en Christ et qui nous donne l’onction,
c’est Dieu, Lui qui nous a marqués de Son sceau
et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit.
(2 Co 1,21-22)


Le sacrement du Baptême, purificateur, est suivi du sacrement de la Chrismation, dispensateur de grâces : principalement, le Baptême purifie l’homme et la Chrismation le fortifie dans la foi. Ce sacrement le prépare à accueillir les grâces régénératrices de l’Esprit Saint ; recevant les grâces divines, l’homme se fortifie dans son âme et, se ceignant de boucliers et d’armures invisibles, il s’arme de toutes les façons pour lutter contre les attaques du mal.
Le livre des Actes des Apôtres témoigne de l’imposition des mains pratiquée par les apôtres sur ceux qui étaient baptisés (Actes 8,16-18), ces derniers recevant ainsi les dons de l’Esprit Saint. Cependant, lorsque la foule des croyants continua de s’accroître et que les communautés chrétiennes s’élargirent et se disséminèrent dans le monde entier, il fut désormais impossible aux apôtres d’imposer personnellement les mains sur chaque baptisé. Afin toutefois de ne pas les priver des dons vivifiants de l’Esprit Saint, les apôtres remplacèrent l’imposition des mains par l’onction d’huile, instaurant le sacrement de la chrismation. Ils décidèrent aussi que l’onction serait accomplie par les anciens des communautés, qui exerçaient la présidence de l’assemblée, les évêques.
L’onction d’huile était déjà pratiquée au temps de l’Ancienne Alliance ; cependant, elle n’a reçu sa pleine signification et toute sa valeur sanctifiante que par l’Incarnation de Jésus, et la venue en ce monde de l’Oint de Dieu. La Chrismation, en résumé, représente la descente de l’Esprit Saint sur les baptisés.


L’élément de la Chrismation

Le sacrement de la Chrismation est accompli au moyen de l’huile consacrée, le saint chrême, ou muron.  « Muron » est un terme grec qui signifie : « huile odoriférante ». Son composant principal est l’huile d’olive, à laquelle sont mélangées plus de quarante essences parfumées, dont le baume. Dans notre Eglise, le droit de bénir le saint chrême revient au Catholicos. La signification théologique du saint chrême est exprimée dans la prière de sa bénédiction, et particulièrement dans le passage suivant :
« Aussi, Toi-même, Seigneur notre Dieu,
Te penchant sur les prières de tes serviteurs, envoie Ton abondante
 miséricorde
sur le fruit de cet olivier
que Tu as donné pour l’usage
 et le salut de la race humaine,
et fais habiter en nous les grâces de Ton Esprit Saint et Bienfaiteur, pour notre participation
à Tes saints mystères
et pour leur accomplissement… »


Déroulement de la Chrismation

Les rites du Baptême et de la Chrismation se déroulent conjointement, afin qu’après la purification du Baptême, nous recevions immédiatement les grâces divines. L’Eglise a lié les sacrements du Baptême et de la Chrismation pour se conformer à l’exemple du Christ. Lorsque Il sortit de l’eau après avoir été baptisé par Jean le Baptiste dans le Jourdain, l’Esprit Saint descendit sur Lui sous la forme d’une colombe, et une voix qui venait du ciel se fit entendre: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en Qui j’ai mis tout Mon amour » (Mat. 3,17). De même, lorsque saint Grégoire l’Illuminateur baptisa la nation arménienne dans les eaux du fleuve Aradzan, affluent de l’Euphrate, il l’oignit aussi de saint chrême, comme en témoigne Agathange (Agathange 118).
Le sacrement de la Chrismation est désigné dans l’Eglise Arménienne par deux termes « empreinte, marque» (Drochm) et «imposition du sceau » (Knounk), car les cinq sens du baptisé et les parties de son corps correspondantes reçoivent le sceau divin qui s’inscrit ainsi dans tout son être en y apposant son empreinte.
 De son doigt trempé dans le saint chrême pour l’offrir au baptisé, le prêtre oint notre front en disant : « Que l’huile suave, versée sur toi au nom de Jésus Christ, soit le sceau des dons célestes incorruptibles. » Puis, faisant glisser sa main sur nos yeux, il dit : «  Que ce sceau apposé sur toi au nom de Jésus Christ illumine tes yeux, afin que tu ne t’endormes jamais dans la mort. » Puis il oint les oreilles du baptisé en disant : « Que cette sainte onction te donne d’écouter les commandements de Dieu. » Puis vient le tour de l’organe olfactif : « Que ce sceau apposé au nom de Jésus Christ te soit le parfum de bonne odeur, qui te conduira de la vie à la vie. » Succèdent les lèvres : « Que ce sceau apposé au nom de Jésus Christ soit la garde de ta bouche et la porte fortifiée de tes lèvres. » Puis les mains reçoivent le sceau : « Que le sceau apposé sur toi au nom de Jésus Christ soit la source de tout le bien que tu feras et qu’il te confère les vertus nécessaires pour une conduite vertueuse autant que possible » La poitrine, près du cœur, est ensuite ointe : « Que le sceau divin établisse en toi un cœur saint et renouvelle en toi un esprit de droiture. » Les paroles suivantes accompagnent l’onction du dos : « Que le sceau apposé au nom de Jésus Christ te soit un ferme bouclier, grâce auquel tu pourras éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. » Les pieds sont oints en dernier lieu : « Que ce sceau divin dirige ta marche vers la vie éternelle, afin que jamais tu ne trébuches. »
 La Chrismation, qui porte aussi en français le nom de Confirmation, est donc le sacrement donné à l’homme pour le confirmer dans la vie chrétienne, le fortifier et l’affermir. L’homme est établi en Dieu, devenant temple de l’Esprit Saint et héritier du royaume céleste.


RESUME

Le sceau conféré au baptisé par le prêtre qui appose sur lui le signe de la croix en l’oignant de saint chrême est unique et irremplaçable. Il nous apprend à redonner toute leur valeur à chacun des organes de notre corps. Si nous nous efforçons de veiller de façon particulière sur chacun d’eux, nous parviendrons mieux à nous garder de toute souillure. Une des prières de saint Ephrem l’Assyrien, connu en français sous le nom de saint Ephrem de Nisibe, nous le rappelle avec force :  « Seigneur, fais taire toute calomnie en mes lèvres, toute parole mauvaise en ma langue, tout regard fourbe en mes yeux, toute réjouissance à l’annonce du mal en mes oreilles, toute usurpation en mes mains, et toute marche vers la débauche en mes pieds. Elève un rempart autour de chacun de mes membres, rends-les sages et avisés, afin qu’ils accomplissent toujours ce qui T’est agréable. »
Le sacrement de la Chrismation du catéchumène nouvellement venu à la vie chrétienne est sa pentecôte ; et, de même que la Pentecôte, la venue de l’Esprit, prit la forme de langues de feu sur les apôtres, ainsi, ce mystère se présente aujourd’hui à nous au moyen de l’huile parfumée du saint chrême. Le sacrement de la Chrismation ne peut être reçu qu’une fois, comme celui du baptême.
Après les deux sacrements du Baptême et de la Chrismation, le prêtre chargé d’administrer le rite nous convie à accueillir un autre des sept sacrements de l’Eglise : le sacrement de l’Eucharistie.
Ainsi, avec le sacrement de la Chrismation, l’homme reçoit les sceaux divins de la vie nouvelle, les signes de l’accueil de l’Esprit Saint. Et ce n’est qu’après avoir été chrismé qu’il devient chrétien, et étant offert à l’Esprit Saint, il est adopté comme fils par Dieu le Père.
Après cette onction dispensatrice de félicité, dont veulent avec empressement être reconnus dignes les dirigeants de ce monde, il est impossible de désirer les parfums qui ne procurent qu’une bonne odeur, mais seulement celui-ci qui te sera, dit le prêtre, «  un parfum de bonne odeur, qui te conduira de la vie à la vie. »

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